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domingo, 26 de julio de 2020

Y EL ÓBOLO BAJO LA LENGUA






PRIVÉ


Coiffé d'une cape beige, il caracole sur l'affiche de satin où deux plumes de paradis lui tiennent lieu d'éperons. Elle, de ses jointures spéciales en haut des airs part la chanson des espèces rayonnantes. Ce qui reste du moteur sanglant est envahi par l'aubépine: à cette heure les premiers scaphandriers tombent du ciel. La température s'est brusquement adoucie et chaque matin la légèreté se­coue sur nos toits ses cheveux d'ange. Contre les maléfices à quoi bon ce petit chien bleuâtre au corps pris dans un solénoïde de verre noir? Et pour une fois ne se peut-il que l'expression "pour la vie" déclenche une des aurores boréales dont sera fait le tapis de table du Jugement Dernier?


André Breton.

lunes, 29 de diciembre de 2014

Y EL ÓBOLO BAJO LA LENGUA




AMOUR PARCHEMINÉ


Quan les fenêtres comme l’œil du chacal et le désir percent l’aurore, des treuils de soie me hissent sur les passerelles de la banlieue. J’appelle une fille qui rêve dans la maisonnete dorée; elle me rejoint sur les tas de mousse noire et m’offre ses lèvres qui sont des pierres au fond de la rivière rapide. Des pressentiments voilés descendent les marches des édifices. Le mieux est de fuir les grands cylindres de plume quand les chasseurs boitent dans les terres détrempees. Si l’on prend un bain dans la moire des rues, l’enfance revient au pays, levrette grise. L’homme cherche sa proie dans les airs et les fruits sèchent sur des claies de papier rose, à l’ombre des noms démesurés par l’oubli. Les joies et les peines se répandent dans la ville. L’or et l’eucalyptus, de même odeur, attaquent les rêves. Parmi les freins et les edelweiss sombres se reposent des formes souterraines semblables à des bouchons de parfumeurs.

      André Breton.

miércoles, 30 de octubre de 2013

Y EL ÓBOLO BAJO LA LENGUA


 



ANDRÉ BRETÓN EN TRANCE



un chorro de vitriolo entre los ojos

y a esta hora

uno de abril quizás siete de octubre

dadas las coordenadas geográficas

andré bretón arrodillado o en cuclillas

o más bien sentado como moro

oirá que dan los cuartos

y las medias

y las horas culata-de-faisán

en su oscuro recinto de parís

un chorro de vitriolo entre los ojos

y el maestro vería

tal pájaro adivino dormido en la ventana

las mejillas hundidas de gurdjieff

el teatro vacío donde seguramente dan fausto o berenice

y la loca alegría del grisú

como un murciélago por los altos plafones

entre los senos bien cumplidos de las matronas griegas y romanas

los sombreros de copa

y toda la adorable antigüedad


Antonio Martínez Sarrión.


viernes, 27 de enero de 2012

OBITER DICTUM







“El surrealismo no permite a aquellos que se entregan a él abandonarlo cuando mejor les plazca. Todo induce a creer que el surrealismo actúa sobre los espíritus tal como actúan los estupefacientes; al igual que éstos crea un cierto estado de necesidad y puede inducir al hombre a tremendas rebeliones. También podemos decir que el surrealismo es un paraíso harto artificial, y la afición a este paraíso deriva del estudio de Baudelaire, al igual que la afición a los restantes paraísos artificiales. El análisis de los misteriosos efectos y, de los especiales goces que el surrealismo puede engendrar no puede faltar en el presente estudio, y es de advertir que, en muchos aspectos, el surrealismo parece un vicio nuevo que no es privilegio exclusivo de unos cuantos individuos, sino que, como el hachís, puede satisfacer a todos los que tienen gustos refinados.”

André Breton.

martes, 13 de septiembre de 2011

Y EL ÓBOLO BAJO LA LENGUA











UNE MAISON PEU SOLIDE


Le gardien des travaux
est victime de son dévouement


Depuis longtemps le mode de construction d’un immeuble situé rue des Martyrs était jugé déraisonnable par les gens du quartier. Rien n’apparaissait encore de la toiture que déjà des peintres et les tapissiers entreprenaient de décorer les appartements. De nouveaux échafaudages étayaient tous les jours la façade chancelante, au grand trouble des passants que le gardien des travaux rassurait. Hélas ! celui-ci devait payer son optimisme de la vie puisqu’hier, à midi trente, alors que les ouvriers étaient allés déjeuner, la bâtisse s’effondrait, l’ensevelissant sous les décombres.

Un enfant, trouvé évanoui sur les lieux du sinistre, ne fut pas long à reprendre connaissance. C’est le jeune Lespoir, 7 ans, que l’on reconduisit bien vite à ses parents. Il avait eu plus de peur que de mal. Il commença par réclamer la trottinette sur laquelle il s’était élancé du haut de la rue. Le garçonnet, raconte qu’un homme avec un bâton s’étant précipité vers lui en criant « Gare ! » il avait voulu s’enfuir. C’est tout ce dont il se souvient. On sait le reste. Son sauveur, bien connu de l’entourage sous le nom de Guillaume Apollinaire, pouvait avoir une soixantaine d’années. Il avait gagné la médaille du travail et ses compagnons l’estimaient.

Quand pourrons-nous donner la clé de ce mystère ? On recherche, en vain jusqu’à présent, l’entrepreneur et l’architecte de la maison penchée. L’émotion est considérable.

À Tristan Tzara.

André Bretón.